« Ce billet de train coûtait moins cher ce matin » Oui, nous sommes victime de « l’IP tracking » 7 méthodes pour les contrer

Bonjour, Lamascott est de retour pour vous parler de quelque chose qui nous arrive très souvent ! Souvenez-vous ! En effet, lorsqu’on souhaite faire des achats sur le net, on aperçoit que le prix augmente à chaque reconnexion ou bien que le stock du produit a étrangement baissé. En réalité nous somme victime de « IP TRACKING » !


Explication :
Le pistage d’adresse IP permet aux vendeurs de billets de train et d’avion en ligne d’augmenter leurs prix en fonction des requêtes.

Voici 7 parades pour les contrer.

Si vous prenez régulièrement vos billets de train en ligne, vous l’aurez sans doute remarqué : parfois, plus vous attendez avant d’acheter, plus le prix augmente. Normal, direz-vous. Plus on approche de la date de départ, moins il y a de places, plus elles valent cher.

Mais si on vous disait que plus vous vous connectez, plus le prix augmente, alors même que le nombre de places reste constant ? La faute à l’« IP tracking », ou « le pistage d’adresse IP ».

Comme l’explique de manière détaillée le blog SOS conso du Monde, « le principe est simple » :

« Quand vous faites une recherche de billets, l’opérateur enregistre cette recherche et l’associe à l’adresse IP du terminal que vous utilisez (ordinateur, smartphone, etc.). Il vous propose alors un prix “p” […]. Si vous réalisez la transaction, vous payez ce prix “p”, fin de l’histoire.

Mais si vous n’achetez pas immédiatement et que vous réessayez un peu plus tard, l’opérateur a gardé en mémoire que vous aviez manifesté un intérêt pour ce trajet, et il vous propose alors un prix un peu supérieur “p+e”, ceci afin de susciter l’achat immédiatement en vous laissant penser que le nombre de places diminue et que le prix augmente.

Et ceci même si aucun changement n’a eu lieu, même si aucun autre client ne s’est manifesté. Il s’ensuit une logique incrémentale : plus vous allez réitérer la simulation, plus le prix va augmenter – toujours par petit palier. L’objectif est très clair : provoquer la vente. Et ça fonctionne très bien. »

Dans un casino (Rob Boudon/Flickr/CC)

Est-ce légal ? Pour l’instant, oui. L’eurodéputée socialiste Françoise Castex asaisi la Commission européenne ainsi que la Commission nationale de l’informatique et des libertés à ce sujet (CNIL).

LA SNCF NE PRATIQUE PAS L’IP TRACKING
Suite à la publication de cet article, la SNCF a contacté Rue89 afin d’assurer qu’elle ne pratiquait pas l’IP tracking : « Quand on dit réservation de billet de train en ligne, on pense tout de suite à voyages-sncf.com. Cependant, les tarifs sont fixés par la SNCF et non par le site voyages-sncf.com, via un inventaire indépendant du site. Ce dernier ne peut donc pas influencer le prix en fonction des visites. »

Cette dernière, jugeant que cette pratique « suscite de nombreuses interrogations », a décidé, conjointement avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), de « mener une enquête afin de déterminer si les dispositions relatives à la loi “Informatique et Libertés” sont respectées ».

En attendant, pour esquiver l’IP tracking, un seul moyen : changer d’adresse IP. Afin de vous permettre de partir en week-end sans vous ruiner, Rue89 vous propose quelques techniques simples. Pour vérifier qu’elles fonctionnent, plusieurs sites vous indiquent quelle est votre adresse IP actuelle.

1

Eteindre, puis rallumer sa box : simple, mais pas toujours possible

Première méthode envisageable : vous pouvez éteindre puis rallumer votre box. Certains utilisateurs de la Freebox connaissent cette technique. Lorsque l’adresse IP change après chaque redémarrage de la box, on dit qu’elle est dynamique. A chaque établissement d’une connexion, le fournisseur d’accès attribue une adresse IP différente.

Cependant, les abonnés à la Freebox en zone dégroupée ont par défaut une adresse IP fixe. Les conditions d’attribution d’une adresse IP dynamique ou fixe dépend des opérateurs. L’adresse IP est fixe par défaut, sur demande, voire en payant un supplément. Dans le doute, il faut faire l’essai. Précision utile : il est inutile de se connecter à partir d’un autre ordinateur si celui-ci est connecté à la même box.

2

Smartphone et 3G : le fusil à un coup

Si vous ne possédez pas un smartphone avec une connexion 3G, passez directement au point suivant. Pour les heureux propriétaires, sachez qu’un smartphone peut vous permettre de contourner l’IP tracking.

En effet, l’adresse IP délivrée par votre fournisseur d’accès 3G est différente de celle délivrée par votre fournisseur d’accès classique. Il est donc possible de comparer les prix des billets sur différents sites avec un ordinateur et de finaliser l’achat avec un smartphone (ou inversement).

3

Il a FreeWifi, il a tout compris

Plusieurs fournisseurs d’accès permettent, grâce à un identifiant et un mot de passe, de se connecter à un réseau sans fil à partir de n’importe quelle box du même opérateur.

Par exemple, si votre fournisseur d’accès est SFR, vous pouvez vous connecter au réseau SFR wifi public proposé par n’importe quelle box SFR. Autrement dit, vous bénéficierez d’une nouvelle adresse IP.

Il existe toutefois quelques problèmes. En février 2012, la Fédération France Wireless révélait qu’il existait une faille dans le réseau SFR wifi : lors d’une connexion, vous vous appropriez l’adresse IP du propriétaire de la box. Ce qui peut être potentiellement embarrassant pour lui…

4

VPN : surfons heureux, surfons cachés

Il existe aussi des manières moins artisanales de contourner l’IP tracking. Cependant, comme nous le fait remarquer justement un riverain, l’utilisation des techniques ci-dessous fragilise la protection de vos données personnelles. Vous pouvez donc les utiliser pour rechercher et comparer les prix. Pour effectuer la transaction, mieux vaut utiliser votre connexion habituelle.

L’utilisation d’un VPN (« virtual private network », ou réseau privé virtuel) permet d’accéder à un serveur doté d’un tunnel sécurisé où les données sont chiffrées.

Le serveur permet, en outre, de bénéficier d’une nouvelle adresse IP, donc d’une nouvelle identité, quand on établit une connexion publique.

Il existe de nombreux VPN gratuits, qui ralentissent la connexion, ou payants. A noter : les VPN sont légaux – selon l’utilisation que vous en faites.

5

Brouillez les cartes avec un « proxy »

C’est une méthode très courante pour masquer son adresse IP. Un serveur « proxy » (qui signifie « mandataire » en anglais) sert d’intermédiaire entre l’ordinateur utilisé et le serveur qui héberge le site consulté.

Cette connexion indirecte permet, en chemin, d’anonymiser l’adresse IP de votre ordinateur. Simple et efficace.

Il existe des « proxies » privés et publics. Ces derniers donnent souvent la vraie adresse.

6

Foudroyez l’IP tracking avec « Tor »

Tor (pour « The Onion Router ») est le fameux « underworld » d’Internet, le lieu où pédophiles, terroristes et autres criminels discrets rôderaient, dans le plus strict anonymat. Mais c’est aussi un moyen pour les dissidents chinois, birmans ou encore iraniens de s’exprimer en contournant la censure.

Le principe est simple : les internautes qui surfent sur Tor peuvent mettre leur adresse IP dans une sorte de cagnotte commune. Ceux qui choisissent de le faire deviennent des « nœuds de sortie ». L’intérêt est que les utilisateurs de TOR pourront surfer en apparaissant sous une adresse IP autre que la leur, puisée dans la cagnotte. Environ 250 000 personnes sont en permanence connectées à Tor, ce qui offre un réservoir conséquent.

7

On oubliait les cookies

Une autre méthode de tracking très répandue est l’utilisation des cookies, permettant de récolter des informations sur vos habitudes de navigation. Un conseil simple : utiliser des fenêtres de navigation privée sur Chrome ou Firefox permet d’éviter le stockage des cookies.

3 réflexions sur “« Ce billet de train coûtait moins cher ce matin » Oui, nous sommes victime de « l’IP tracking » 7 méthodes pour les contrer

  1. Il faut rajouter en plus le réactualisation quasi journalière des prix par le système info SNCF en fonction du taux de remplissage, si cela se remplit rapidement et que la date approche tu peux être sur que le prix grimpe.

    Le gros souci du tracking est qu’il y en a partout, , ta carte fidélité à ton supermarché et hypermarché , tu es suivi et il te proposent des bons ou réductions en fonction de tes achats ou de tes plus grosses dépenses.
    Pour la RATP , avec le système navigo tu es pisté et cela fait partie du contrat, si cela ne te plait pas , globalement ne prends pas l’abonnement et ne signe pas de contrat mais achètes des tickets pas de traçage…
    utilisation de la carte bleue : traçage par la banque , qui centralise les données,
    je ne parle même pas du smartphone ou même du bon vieux téléphone portable, il faut partir au fin fond de l’amazonie pour ne plus être suivi et encore… ( Je ne parle même pas des pubs google ou yahoo qui sont ciblés en fonction de tes recherches ou de ton historique web.

    La ou je suis d’accord et qui sera un des sujets d’avenir c’est l’utilisation commerciale qui est fait de tout cela, dès que tu te connectes sur le web tu es tracé suivi , tout ce que tu fais n’est pas anonyme et c’est difficile à gérer… se protéger intensivement par des proxy ou des TOR comme cité dans l’article ne reste pas à la porté de n’importe quel quidam, donc cela ne me semble pas vraiment applicable pour tous.

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